# Posté le dimanche 05 juillet 2009 07:55

EFFROI

  EFFROI
# Posté le mardi 05 mai 2009 13:59


J'ai contaminé blogspot, c'est classe :
CHARLIE Y. DANS LA PLACE


EDIT : Je garde celui-çi aussi mes cocos ;)
# Posté le mardi 28 avril 2009 12:22
Modifié le mercredi 20 mai 2009 05:08

Il y avait un vieux-vieux et une vieille-vieille

La nuit tomba plus vite que d'habitude. Les passants, étonnés, la rattrapèrent tant bien que mal ; et il n'y eu finalement que peu de blessés, outre un vieux-vieux qui en reçut un morceau particulièrement lourd sur la tête. Par un procédé sophistiqué, les lampadaires semés le long des trottoirs furent allumés, de manière à ce que la grande aiguille de l'horloge le la mairie ai le temps de faire deux tours un quart avant qu'ils ne fonctionnent tous. Cela permettait à l'employé municipal désigné ( il courrait le long de la rangée ) de réprimander les éventuels récalcitrants. A un septante-cinquième mètre de là, un parc jouissait d'un ultime rayon de soleil endormi. Des volatiles picolaient des gouttes de pain de vie qu'une vieille-vieille répartissait sur les cailloux. Tout près de ces bons vivants et presque morte, un garçon écoutait une fille parler. Il y avait du parfum de framboise et un alcool doux dans ses paroles. Le garçon lui répondait par des pirouettes et glissades, et la fille applaudissait son éloquence. Le rayon de soleil se réveilla en entendant les acclamations, ramassa son jupon, et rejoignit rapidement le coté opposé de ce monde. Alors le parc fut plongé dans une presque obscurité, et c'est ce qui permit aux badauds de respirer quand même. Ils rejoignirent tous les rues électrifiées excepté la vieille-vieille qui s'était endormie sur son banc, recouverte par ses sacs vides qui, d'un naturel affectueux, la suivaient partout afin qu'elle n'attrape pas de rhumes ; proies très fréquentes les nuits fraiches, facilement reconnaissable grâce à leurs grandes capuches jaunâtres. Puisque la nuit s'était dépêchée, les montres durent accélérer leur course afin de ne pas prendre de retard, et il fût très vite minuit. Les épiciers, déconcertés, ouvrirent donc leurs magasins qui, fatigués, baillaient à chaque fois qu'un potentiel client entrait. Le garçon sortit de l'un d'entre eux, un paquet de bonbons au sucre dans la main. Il portait un pardessus violet qui paraissait parfois vert sous la lumière des lampes artificielles, avec des rayures jaunes qui lui tombaient sur les pieds, nus. Son visage était pourvu d'un nez et d'une bouche avec de grands yeux noirs qu'il gardait la plupart du temps ouvert, et ses cheveux étaient couleur d'eau propre. Il rejoignit la fille qui l'attendait un peu plus loin, jouant avec un rat lettré, qui s'enfuit en voyant l'autre grand arriver. Elle était agréable à regarder car il la trouvait jolie, avec ses cheveux bleutés et son regard pétrolé, ses grandes jambes qu'on devinait sous sa robe jaune, serrée à la taille par un fil de coton noir, et ses mains torsadées. Les deux s'éloignèrent un peu. Plus tard, ce fût le matin.


  Il y avait un vieux-vieux et une vieille-vieille
# Posté le vendredi 24 avril 2009 15:28
Modifié le dimanche 26 avril 2009 07:35

Il trouvait plaisant de la regarder car elle n'était pas absurde. Et vilaine comme une tulipe.

J'étais la première, alors ça devait durer. J'avais l'odorat requis, le flair indispensable, le nez fait pour, et des fourmis dans les doigts. Et le bas s'encastrait justement avec le haut, ce qui était parfaitement admirable, étant donné le peu de probabilité pour qu'un si possible duo se complète. Et quatre défauts plus loin, un pont en bois, prenant ses aises dans un bonheur inquiet. Puisqu'elle était la cinquième, elle avait tout le reste. Le réveil toujours à l'heure pour nourrir ses lapins et ses peurs, la boîte de chocolats a la banane et les dés fluorescents. Même lorsqu'elle versait ses bains douches aux fruits exotiques dans ton porridge, elle gardait cette aisance que les coqs émasculés lui enviaient tant, le doigt à l'oreille et le nid au œufs, son torchon amoureusement enroulé autour de son cou nickelé. Tu trouvais plaisant de la regarder car elle n'était pas absurde. Et vilaine comme une tulipe. Alors tu suivais le déplacement rougeâtre de ses pieds sur les briques molles de sa philosophie bancale. Ses ongles crachaient sur la vulgarité des roses, et tu aimais ça, la salive, alors tu les cueillais toutes et en faisait des bouquets orgueilleux et touchants, que les bébés adulaient et souillaient. Il faut dire qu'elle ne portait pas grande importance à sa personne, et c'est pourquoi elle se faisait si adorable et aimable, avec des essences de plantes derrière les oreilles et les genoux. Vers la fin des journées, tu pouvais encore sentir ses pensées adultères mentholées et sa course effarouchée au cannabis, qu'elle prenait plaisir à semer derrière elle. Elle empestait la joie. Tu lui en voulais de te laisser dans ta nervosité tremblante. Tu avais faim. Et elle n'était pas comestible.



Le dégel les a découvert



 Il trouvait plaisant de la regarder car elle n'était pas absurde. Et vilaine comme une tulipe.
# Posté le mardi 21 avril 2009 12:51
Modifié le mardi 21 avril 2009 13:39